Actualités

A paraître : Roux D. (2017), L’insatisfaction client face aux pannes des produits, in B. Meyronin, M.-L. Jullien et Stephane Bourrier, Management de l’insatisfaction client. Transformer le pépin en pépite, Paris, Vuibert, p. 93-109.

La panne est un très gros motif d’insatisfaction des clients. Quand le produit est toujours sous garantie, qu’il s’agisse de la garantie légale ou commerciale, les choses devraient être simples : soit le produit est réparé, soit il est remplacé. Mais en pratique, elles ne le sont pas ! On observe que les parcours des clients confrontés à des pannes sont semés d’embûches. Ils éprouvent des difficultés à identifier le bon interlocuteur, le vendeur les renvoyant parfois vers le fabricant pour faire expertiser le produit et évaluer sa réparabilité. Ces procédures génèrent de l’attente dans laquelle la mise à disposition d’un matériel de remplacement est rare. Parfois, il leur est même difficile de faire appliquer la garantie légale, certains service clients n’hésitant pas à leur suggérer qu’ils auraient du souscrire une garantie commerciale alors même que la loi les protège. Les consommateurs se trouvent donc confrontés à un double manquement : un défaut de conformité du produit et une mauvaise gestion de la réclamation.

De plus, des pannes fréquentes ou intervenant avant la fin de la garantie légale tendent à leur faire penser que les entreprises font de l’obsolescence programmée. La question de l’obsolescence programmée demeure un fantasme (ils l’imaginent sans pouvoir en apporter la preuve). Néanmoins leurs suspicions ont deux conséquences importantes. En premier lieu, elles aboutissent à beaucoup de gaspillage car nombre d’entre eux se sentent impuissants à diagnostiquer la panne ou à la réparer. Au-delà de la question des compétences, le coût de la réparation, le problème de disponibilité des pièces détachées, l’identification d’un réparateur et les difficultés de transport de l’objet sont autant de freins à une prise en charge responsable des pannes. En second lieu, les pannes développent de nouvelles formes de coopération entre consommateurs via les sites de réparation qui font circuler de l’information sur la cause des pannes, aide les gens à lutter contre le gaspillage et surtout, met en visibilité les marques ou les produits à problème. Il y a donc matière à considérer cette question comme sérieuse dans la gestion de l’insatisfaction client.

Vient de paraître : Guillard V. et Roux D. (2017), Les glaneurs urbains : au-delà de la pauvreté, in E. Delacroix et H. Gorge, Marketing et pauvreté. Être pauvre dans la société de consommation, Cormelles le Royal, EMS, Collection Societing, p.203-226.

Introduction

Selon une étude du Centre d’Etude et de Recherche sur la Philanthropie, glaner des fruits et des légumes à la campagne et/ou en ville est loin d’être un phénomène isolé (Chris, Nicolaï et Riffaut, 2009). Une autre étude (Obsoco, 2013) montre également que 40% des personnes interrogées déclarent avoir glané un objet dans la rue au cours des douze derniers mois. Ces deux constats sur l’augmentation de la pratique du glanage urbain et rural interrogent : qu’est-ce qui conduit à ramasser les restes d’autrui, à récupérer les rebuts de la société de consommation ?

Glaneurs des marchés, des champs, de la rue, des poubelles ; glaneurs alimentaires et/ou d’objets ; les profils des glaneurs, les lieux de la pratique, ses formes se diversifient au point de réactualiser ce droit d’usage, un peu tombé en désuétude depuis les années 60 (Varda, 2000).

A l’origine, le glanage était une pratique individuelle ou familiale consistant à ramasser les épis de blé restés sur le champ après le passage des moissonneurs. Le contexte de crise économique a renforcé la pratique du glanage alimentaire pour les populations en situation de pauvreté et de précarité. Glaner permet de se nourrir à moindre frais voire de se nourrir tout simplement. C’est donc souvent un mode de survie pour ces populations. Pour autant, cette contrainte n’exclut pas qu’elles aient des aspirations à s’élever socialement en consommant (Lazarus, 2006). Dépenser de l’argent au quotidien est en effet un moyen d’affiliation à la société de consommation (Gorge, 2014). Glaner se révèle, dans ce cas, une pratique subie.

Curieusement, les populations en situation de pauvreté ne sont plus les seules à glaner. D’autres populations s’y adonnent pour des raisons autres que vitales : retour à la nature, approvisionnement gratuit, signe d’un engagement moral, sociétal ou encore résistance à la société de consommation et à son corollaire, le gaspillage (Roux, 2007). Glaner est alors, dans ce cas, une pratique choisie. Signe d’une véritable nécessité ou philosophie de vie, le glanage se transforme dans un contexte de crises multiples : il change le rapport aux aliments, aux objets, à la nature, à la gratuité, au partage, à l’environnement, aux autres et à la société de consommation.

Or, qu’elle soit nécessaire ou militante, la pratique du glanage ne « va pas de soi » (Guillard et Roux, 2014). C’est une pratique stigmatisante : celui qui s’y adonne prend le risque d’être socialement disqualifié (Paugam, 1991), risque qui se manifeste avec plus d’acuité chez des populations dont la situation de pauvreté génère de la honte (De Gaulejac, 1989). Ainsi, comment les populations composent-elles avec ces représentations pour ramasser les restes abandonnés par la société (de consommation) ?

L’objectif de ce chapitre est d’expliquer ce que révèle la recrudescence de cette pratique ancestrale à laquelle s’adonnent de plus en plus de personnes aux profils variés. Qu’est-ce qui conduit des populations qui ne sont pas en situation de pauvreté à glaner ? Les glaneurs induisent un brouillage temporaire des frontières entre deux groupes sociaux aux pratiques étanches : ceux qui, traditionnellement, sont en situation de pauvreté et ramassent de la nourriture ou des objets par nécessité, et les « néo-glaneurs » qui s’adonnent à cette pratique sans contrainte économique particulière. Cette porosité temporaire des frontières interroge : pouvons-nous aller jusqu’à dire, comme l’analyse Lazarus (2006, p.151), que la pratique du glanage « dessine en creux la figure idéalisée du pauvre au mode de vie chiche mais authentique, nouveau symbole de la résistance à l’uniformisation destructrice des valeurs morales » ? 

Ce chapitre est structuré en trois parties. Les deux premières illustrent et analysent les glissements qui ont fait évoluer la pratique. La première montre l’évolution du glanage rural au glanage citadin. La deuxième analyse le passage du glanage alimentaire vers celui des objets. L’analyse de ces glissements permettra dans une dernière partie de s’interroger sur le changement de regard qui semble se dessiner en creux sur cette pratique et ceux qui s’y adonnent…

A paraître : Odou Ph., Roberts G. et Roux D. (2017), Co-producing cyber protest: Mesomobilization in the digital age, Consumption, Markets and Culture.

This article examines how mesomobilization deploys on the web to foster online resistance. We focus on a particular cyber protest targeting a governmental campaign against illegal downloading and show how webzines, as meso-level actors, managed to turn their readers’ comments into appealing frames around cultural legitimacy, Internet freedom, and morality. In this instance, web users initiated the diagnostic framing and provided webzines with motives to launch a call to arms.  This took the form of parody that produced a disruption and a set of grievances against the official campaign. Our fieldwork reveals the existence of online dormant networks – pre-existing fluid cultural groups sharing common interests – that meso-level actors readily mobilize when a crisis arises. Our study extends our understanding of consumer resistance by highlighting the dynamics of online networks in organizing overt protest and political challenge.

Vient de paraître : Briat E., Loisel J.-P. et Roux D. (2017), La consommation collaborative : substitut ou complément  de l’action consumériste, associative et publique ?, in A. Decrop (coord.), La consommation collaborative. Enjeux et défis de la nouvelle société du partage, Louvain-la-Neuve, DeBoeck, 291-317.

La consommation collaborative représente un « nouveau » mode d’accès aux biens, aux services et plus largement à des ressources (temps, argent, information) partagées ou échangées entre particuliers, notamment via des plateformes (Benavent, 2016). Du fait de l’originalité de ses principes, le premier d’entre eux étant de transformer des individus qui ne se connaissent pas en coéchangistes, et malgré les promesses de convivialité, de partage, d’accès, de durabilité et parfois même de gratuité qu’elle charrie dans son sillage (Bostman et Rogers, 2011), la consommation collaborative questionne le rôle de trois catégories d’acteurs – les associations de consommateurs,  plus largement le mouvement associatif dans son versant caritatif notamment, et la puissance publique – dont elle bouscule les rôles. Traditionnellement investis dans leurs missions respectives, ces acteurs se trouvent en effet confrontés à ces nouvelles formes d’organisation qui semblent faire disparaître certaines asymétries entre le consommateur et les professionnels – du marché, comme de la politique –, sans qu’on sache précisément si ces initiatives ne recréent pas d’autres risques, d’autres inégalités, d’autres fragilités. Intermédiant des échanges directs entre les usagers et leur fournissant des solutions qui semblent pallier les dysfonctionnements de la sphère marchande ou de l’action publique, ces nouveaux acteurs obligent de facto les associations de consommateurs, et plus largement le monde associatif, mais aussi les décideurs publics, à repenser leur utilité et leurs modes d’action.

L’objectif de ce chapitre est d’explorer les reconfigurations que la consommation collaborative impose à ces trois types d’acteurs dont les modalités d’intervention, voire dans certains cas les conditions de pérennité, nécessitent d’être réexaminées. Concernant les associations de consommateurs, on interrogera les effets et les limites de ces nouvelles formes d’échanges sur la protection des individus. Sont-ils plus ou mieux avertis des dangers relatifs à leurs transactions ? Se trouvent-ils davantage armés, en cas de litiges, lesquels, autant qu’avec des professionnels, sont susceptibles de naître entre particuliers ? Quelles sont les formes de réponse ou de complémentarité que le mouvement consumériste doit s’attacher à repenser face à ces nouvelles formes d’échanges ? Pour ce qui concerne le monde associatif, on se demandera dans quelle mesure la consommation collaborative dynamise ou concurrence des activités historiquement fondées sur la solidarité, la réciprocité (Polanyi, 1944/1983) et la mise en œuvre d’un projet social parfois palliatif du marché et/ou de l’action publique. On questionnera également l’échelle – locale ou globale – à laquelle opère ce type d’initiatives. Finalement, abordant plus particulièrement le rôle de l’action publique, on évaluera les bénéfices différentiels qu’elle procure aux populations selon leur situation, leur configuration spatiale et les contextes sociopolitiques. Alors que la dimension participative de ces nouveaux contextes d’échanges est souvent présentée comme allant de soi, on réexaminera les paradoxes de la consommation collaborative, au-delà des seuls bénéfices mis en avant par ces « utopies » (Borel, Massé et Demailly, 2015). Au final, ce chapitre se propose d’examiner quelques enjeux et perspectives posés par ces nouvelles formes d’échanges en matière de protection des consommateurs, d’engagement associatif, de solidarité démocratique et d’égalité des territoires, peu examinés jusque là en raison des promesses que son essor a pu jusqu’ici contribuer à voiler.

Vient de paraître : Borel S., Guillard V. et Roux D. (2017), Echanger entre étrangers : calcul ou partage ?, in A. Decrop (coord.), La consommation collaborative. Enjeux et défis de la nouvelle société du partage, Louvain-la-Neuve, DeBoeck, 85-108.

Au-delà de la diversité des pratiques comprises dans le périmètre de la consommation collaborative – achat/vente, troc, prêt gratuit ou payant, mutualisation des biens matériels et fourniture de services entre particuliers –, une constante semble se dessiner : celle de l’échange horizontal entre individus qui rarement se connaissent, mais dont les plateformes assurent l’intermédiation (Borel, Massé et Demailly, 2015). Pour autant, comme le font remarquer ces auteurs, une des grandes tensions de l’économie collaborative réside dans l’alternative entre logique marchande et logique non marchande au sein de ces échanges. Alors que certaines plateformes cherchent à engager des non-professionnels dans la monétisation de leurs ressources, les pliant ainsi aux usages du commerce conventionnel, d’autres militent pour une « lucrativité limitée » (Acquier, Carbone et Massé, 2016) et une forme de solidarité à double face : « une face réciprocitaire » qui créerait du « lien social volontaire entre citoyens libres et égaux » ; et une « face redistributive » qui viendrait « corriger les « inégalités » en permettant à certains d’offrir à d’autres, sans contrepartie, des ressources matérielles ou immatérielles  (Laville, 2003, p. 241).

C’est autour des tensions entre ces diverses réalités de la consommation collaborative et la manière dont elles sont vécues par les participants à ces échanges que ce chapitre entend apporter un éclairage. Plus précisément, il se propose d’examiner la manière dont les échanges se déroulent et dont les usagers des plateformes collaboratives font affaire[1] – qui choisissent-ils comme coéchangistes ? Selon quel(s) critère(s) ? Comment se présentent-ils eux-mêmes à l’autre selon l’objet ou la nature de la transaction ? Comment procèdent-ils concrètement pour échanger le bien ou le service ? Que retirent-ils de ces pratiques ?

[1] Les résultats présentés ici sont issus d’une étude qualitative réalisée pendant un an au sein du projet PICO (Les Pionniers du Collaboratif), financé par le Ministère de l’Environnement (programme MOVIDA) et la MAIF. Dans ce cadre, 68 entretiens ont été conduits auprès d’usagers de plateformes d’achat/vente (Le Bon Coin), de don (Recupe.net), de prêt (Kikakwa), de location (Place de la Loc), de réparation d’objets (commentréparer.com). L’analyse de ces socialités entre étrangers a été complétée par une observation menée en matière d’échanges de services via le biais des Accorderies et par des entretiens avec des Accordeurs. L’ensemble permet de rendre compte de la réalité des processus d’échange entre particuliers, de leur conformité aux modèles relationnels attendus dans les différentes activités qui les mettent en présence et des tensions qui les animent.

Vendredi 19 mai 2017 // 33ème Congrès de l’Association Française de Marketing, Tours

Session Comportement responsable / 9h – 10h30

  • Delacroix E., Guillard V., Johnson G. et Roux D. (2017), Au-delà du gaspillage alimentaire : une analyse des représentations du gaspillage non-alimentaire, 33ème Colloque International de l’Association Française du Marketing, Tours.
  • Monnot E. et Roux D. (2017), Pannes des produits et obsolescence subie : une approche par les compétences des consommateurs, 33ème Colloque International de l’Association Française du Marketing, Tours.

Session spéciale  / 11h -12h30 – Groupe d’Intérêt thématique (GIT) AFM – ALCOR (ALternative COnsumption Research)

  • Philippe Odou & Dominique Roux (Université de Reims Champagne-Ardenne)
  • Amina Bécheur (Université de Paris Est Marne La Vallée)
  • Alain Decrop (Université de Namur)
  • Baptiste Cléret (Université de Rouen)

Animation : Florent Boudot (Université de Reims Champagne-Ardenne et Université de Paris Ouest Nanterre La Défense

Vendredi 31 mars 2017 // IUT de Metz

Roux D., Guillard V. et Borel S. (2017), Processus d’échanges et formes de socialité sur les plateformes collaboratives : une analyse des échanges de biens matériels, 3ème Journée de Recherche en Marketing du Grand Est, Metz, 31 mars.

L’objectif de cet article est de comprendre quels processus s’engagent et quelles formes de relations se nouent entre usagers de quatre systèmes d’échanges collaboratifs (leboncoin.fr, Recupe.net, placedelaloc.com et kikakwa) qui vendent, donnent, louent ou prêtent leurs objets. L’analyse de 47 entretiens permet de proposer une structuration en cinq phases du processus d’échange – l’amorçage, l’anticipation, la concrétisation, la prestation et la reformulation –, ainsi que les mécanismes qui permettent la réussite de la rencontre. Les résultats montrent des similitudes dans la construction de la relation à l’autre, mais aussi une forte hybridité des types de socialité entre ces différentes formes d’échange.

Process of exchanges and forms of sociality on collaborative platforms: an analysis of the exchange of physical goods

The aim of this article is to understand what processes and what forms of relationships bring users of four collaborative exchange systems together (leboncoin.fr, Recupe.net, placeelaloc.com and kikakwa) when reselling, giving, renting or lending objects. The analysis of 47 interviews reveals five stages in the exchange process – initiation, anticipation, concretization, prestation, and reformulation – and the mechanisms by which the encounter succeeds. Our findings show similarities in the construction of the relationship to others, but also a strong hybridity of the types of sociality between these different forms of exchange.

Jeudi 23 janvier 2017 // 14h00 – 18h00 – ESCP-Paris

obsocoLa face sombre du modèle de consommation héritée du capitalisme industriel est de plus en plus visible. À l’insoutenabilité écologique s’ajoute la déception croissante des consommateurs : effets négatifs sur la santé, obsolescence programmée, sur-promesse du marketing, pouvoir économique de géants du numérique… Et plus généralement, le sentiment diffus que consommer toujours plus ne rend pas nécessairement plus heureux. Déjà près d’un Français sur deux aspire à consommer mieux, quitte pour certains à consommer moins. Les contributions à ce colloque viseront à rendre compte de cette évolution du rapport à la consommation, des manières dont évoluent en conséquence les comportements des consommateurs et des entreprises, et interrogeront la possibilité d’une « bonne  consommation ».

PROGRAMME

INSCRIPTION GRATUITE ET OBLIGATOIRE : pour tout renseignement  n.damery@lobsoco.com

Jeudi 23 juin 2016 // 9h00 – 17h00 – Sciences Po Paris

Le numérique est un puissant outil de transformation de nos sociétés et de nos économies. Le succès d’initiatives portées par des entreprises ou des associations – Blablacar, Leboncoin, FixMyStreet – a mis en lumière un des atouts de la « révolution » digitale : elle donne plus de pouvoir d’agir aux consommateurs, aux citoyens. Ce faisant, elle transforme nos modes de consommation, nos manières de nous déplacer, de financer l’activité économique, de participer à la vie publique.

Y-a-t-il pour autant un « développement durable 2.0 » ? Quelles sont les opportunités ouvertes par le numérique pour le développement durable ? Les risques sont nombreux, à commencer par la consommation de ressources et d’énergie liée au déploiement des technologies numériques. Les opportunités également, car ces technologies modifient nos usages et constituent un moteur de transformation dont la direction reste à déterminer.

Dans ce contexte, quel rôle les pouvoirs publics peuvent-ils jouer ? Peuvent-ils contribuer à faire converger innovation numérique et développement durable ? Comment les territoires « pionniers » se saisissent-ils de ces innovations 2.0 pour réinventer leurs missions de service public ? Quels sont les partenariats noués entre les villes, les États et les innovateurs du numérique ?

Chercheurs et experts sur le numérique et le développement durable, élus et représentants des pouvoirs publics, innovateurs et entreprises se rassembleront pour répondre à ces questions à partir des enjeux de l’économie circulaire, de la mobilité et de la gouvernance. Ces enjeux ont été traités par l’Iddri à travers trois projets, réalisés en partenariat avec différents acteurs, et dont les résultats seront rendus publics lors de cette conférence :

  • PICO-PIonniers du COllaboratif (avec ESCP-Europe, les universités Paris Dauphine, Paris Sud et Reims, Ouishare, Zero Waste France, Ministère de l’Environnement, MAIF);
  • Mobilité collaborative (avec Transdev, MAIF, Renault, Ouishare, ADEME, Région Île-de-France);
  • Crowdsourcing urbain, un projet du Club Ville  (PUCA, Vivapolis-IVD, ADEME, Vinci, CDC, Veolia, GRDF).

L’Iddri est également partenaire du réseau Transitions2, initié par la FING, en faveur d’une convergence des transitions numérique et écologique.

Télécharger le programme

18-20 mai 2016 – 32ème Congrès de l’Association Française de Marketing

Borel S., Guillard V. et Roux  D. (2016), Processus de cession d’objets sur internet : une analyse par la socialité des acteurs, Actes du 32ème congrès de l’Association Française de Marketing, Lyon, 19 mai.

Nabec L. et Roux D. (2016), Se défendre face aux professionnels du marché : une analyse par la notion de compétence du consommateur, Actes du 32ème congrès de l’Association Française de Marketing, Lyon, 20 mai.

17 mai 2016 – La consommation collaborative, un atout pour la transition énergétique et écologique ?

Roux D. (2016), La consommation collaborative, une consommation durable ?, Colloque du CGDD/INC, La consommation collaborative, un atout pour la transition énergétique et écologique ?, La Défense, 17 mai.

Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer
Salle R1A – Tour Sequoia – 92055 La Défense
(métro ligne 1 terminus La Défense ou RER A station La Défense Grande Arche)

4 avril 2016 – DÉCIDEURS’LAB : LE COLLOQUE CONJOINT DES PROGRAMMES DÉCHETS & SOCIÉTÉ ET MOVIDA

Guillard V. et Roux D. (2016), Une seconde vie pour les objets, Décideurs’Lab du programme MOVIDA (ADEME / MEDDE), Paris, 4 avril.

Roux D. (2016), Obsolescence : ce qu’en disent les consommateurs, Décideurs’Lab du programme MOVIDA (ADEME / MEDDE), Paris, 4 avril, DOI: 10.13140/RG.2.1.4246.8724.

MOVIDA (ADEME / MEDDE)

Protection des consommateurs. Les nouveaux enjeux du consumérisme (EMS, Collection Versus)

Pourquoi s’intéresser à la protection des consommateurs aujourd’hui ?

Protection des consommateurs

  • Parce que « nous sommes tous des consommateurs ! », pourrait-on répondre. Oui, mais pas seulement. La consommation est aussi en perpétuelle mutation et nous n’avons de cesse de réinventer nos propres pratiques. « Le paradoxe du choix » qui caractérise les marchés matures met les consommateurs aux prises avec une multiplicité d’offres censées répondre à leurs besoins, mais dans lesquelles ils peinent à s’orienter. Le rythme des innovations, le développement des nouvelles technologies et l’ouverture des marchés complexifient les manières de consommer. De nouvelles attentes en matière sociale, environnementale et éthique conduisent les consommateurs eux-mêmes à bricoler et inventer des manières différentes d’échanger. Ces pratiques émergentes nécessitent une réinvention perpétuelle de la protection de leurs intérêts. Il s’agit de mieux les informer sur les caractéristiques de l’offre et de renforcer la défense de leurs droits en cas de litige. En découlent de nouveaux enjeux pour le consumérisme.
  • C’est à cette question de la protection des consommateurs que cet ouvrage s’attache à répondre en analysant, au travers de treize contributions, ses principaux enjeux sur le plan économique, juridique, sociologique, politique, managérial et sociétal : le rôle de l’État dans l’accès à la consommation, la mutation des modèles consommatoires et leurs conséquences juridiques, les modalités d’information des consommateurs, de même que les manières, parfois inventives, qu’ils ont de défendre leurs droits. Les différents chapitres esquissent tout au long de l’ouvrage des pistes de réflexion quant à la vulnérabilité ou aux capacités des consommateurs à s’informer et se défendre, mais aussi quant au rôle que jouent, dans ce domaine, les pouvoirs publics, les acteurs consuméristes historiques, ou les nouvelles parties prenantes. Nous espérons que le lecteur y trouvera matière à s’orienter pour sa compréhension des mutations du monde de la consommation et de la protection des consommateurs.

Coordonné par Dominique ROUX et Lydiane NABEC, cet ouvrage comprend les contributions de Florence ARNAUD, Hélène AUBRY, Maria José AZAR-BAUD, Éric BRIAT, Marie-Emmanuelle CHESSEL, Corinne CHEVALIER, Inès CHOUK, Nicolas DUPONT, Florence DURIEUX, Denis GUIOT, Lubomir LAMY, Nathalie LEMONNIER, Marie-Christine LICHTLÉ, Philippe MÉRIGOT, Philippe MOATI, Lydiane NABEC, Robert ROCHEFORT, Dominique ROUX et Thierry SPENCER.

1er février 2016

Valérie Guillard et Dominique Roux, La circulation d’objets entre étrangers dans l’espace public : quels enjeux ?

3ème journée d’étude organisée dans le cadre de la démarche de prospective nationale de recherche urbaine (PNRU – CNRS)

Économie politique et villes : Quelle place des villes dans la production et la circulation des richesses ?’ – Université Paris Diderot

28-29 janvier 2016

Simon Borel, Valérie Guillard et Dominique Roux, L’hybridation des mondes domestiques et marchands sur les plateformes d’achat-vente et de don en ligne

2nd International Workshop on the Sharing Economy, ESCP Europe

21-23 janvier 2016

Valérie Guillard et Dominique Roux, Offrir un cadeau d’occasion : une analyse par la théorie des conventions

15th International Marketing Trends Conference, Venice

Sitz L. et Roux D. (2015), Michel Foucault. Le souci du pouvoir

couverture_recto_1445528109In E. Rémy, Ph. Robert-Demontrond, Regards croisés sur la Consommation, Tome 2 – Des structures au retour de l’acteurEditions EMS, Collection Versus, 141-166.

 

« Disons le tout de suite, Michel Foucault est un auteur enthousiasmant. Trop peut-être. Son style, sa verve, la clarté de son propos permettent un travail de lecture agréable et stimulant, mais masquent beaucoup des subtilités et des méandres de sa pensée. De plus, comme de nombreux chercheurs de sa génération (Bourdieu, Deleuze, Kristeva), Foucault propose des analyses en perpétuel mouvement. Sans se contredire, il polit ses idées et précise sans cesse les notions qu’il mobilise. Foucault procède par remaniements successifs, revenant régulièrement sur les mêmes thèmes en déplaçant le regard.

Au cours des années 1960, il devient progressivement une figure centrale de la scène intellectuelle mondiale, aux côtés de ses contemporains Gilles Deleuze et Jacques Derrida, qui sont considérés comme les pères du poststructuralisme et des gender studies (Cusset, 2003). De l’œuvre de Michel Foucault émergent trois projets : un projet archéologique (entre 1960 et 1970) qui retrace la formation du savoir, sa dimension historique, contingente et le rôle qu’y jouent les « formations discursives » dans la construction des objets de connaissance (Naissance de la clinique – 1963 ; Les Mots et les Choses – 1966 ; L’Archéologie du savoir – 1969 ; L’Ordre du discours – 1971) ; un projet généalogique d’analytique du pouvoir et de l’objectivation (jusqu’aux années 1980) (Surveiller et Punir – 1975 ; Histoire de la sexualité, tome 1, La volonté de savoir – 1976 ; Sécurité, territoire, population – 1977 ; Le sujet et le pouvoir – 1982 ; Naissance de la biopolitique – 1978) ; un projet éthique du sujet (Histoire de la sexualité. Tome 2, L’usage des plaisirs, et tome 3, Le souci de soi – 1984 ; Le courage de la vérité – 1984). C’est principalement le deuxième temps, consacré au pouvoir et à la gouvernementalité des populations, qui a intéressé les chercheurs en marketing. Ceux-ci considèrent généralement les discours, techniques et dispositifs marketing comme les instruments d’un pouvoir exercé sur le consommateur (Marsden, 2001 ; Thompson, 2004 ; Denegri-Knott, 2004 ; Shankar, Cherrier et Canniford, 2006 ; Roux, 2007 ; Zwick et alii, 2008 ; Cherrier, 2009 ; Cova et Dalli, 2009 ; Moraes, Shaw et Carrigan, 2011). »

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28 août 2015

Valérie Guillard et Dominique Roux, What if ‘the poor’ aren’t who we think they are?: How urban gleaners redefine the idea of poverty

ESA 2015 (European Sociological Association), Prague

Nouvelles collaborations urbaines. Faire circuler des objets en ville.

Valérie Guillard et Dominique Roux

Couverture Esprit

Revue Esprit, Le partage, une nouvelle économie ?, juillet, 40-53.

Le partage et l’échange sont associés aujourd’hui au numérique et à ses possibilités. Cependant, il existe de nombreuses pratiques de don, de circulation des objets, qui ne passent pas par l’internet et sont de plus en plus institutionnalisées, à travers des lieux (boutiques sans argent) et des événements (le « Grand Don »), remettant ainsi en question, à la marge, les habitudes de consommation et le rapport aux objets.

 

Sharing and exchanging today are often seen as digital phenomena. However, there exist other ways of giving, circulating objects, which bypass the internet and are institutionalized through places (give-away shops) and events (« Grand don »). These practices question our consumption habits and our relationship with objects.

18 juin 2015

MOVIDA DECIDEURS’Lab : présentation du projet PICO (Les PIonniers du COllaboratif)

Le Bar à Bulles – 90 boulevard de Clichy 75018 Paris

29 Mai 2015

Roux D., Research paradigms to study consumer resistance

Invited Session – Association Française du Marketing

EMAC 2015

24 Avril 2015

Roux D., Infra-Ordinary Recirculation of Rubbish

A workshop on Collaborative Consumption

The Center for Research on Consumption & Leisure (CeRCLe) of the University of Namur (UNamur)

2 Avril 2015

Roux D., Governing the consumer: How powerful are dispositifs of power?

Power and Consumption research Seminar, with J. Fitchett, D. Roux, H. Vicdan

(Mercur Lab, Lille2-SKEMA)

Séminaire de Recherche MERCUR

1er avril 2015

Roux D., Consommation collaborative et économie du don : la nouvelle vie des encombrants

Le Laboratoire LADYSS (UMR 7533) et l’Institut pour la Ville et le Commerce, cycle de séminaires sur « Commerce, Consommation et Territoire »

30 janvier 2015

Roux D., Dispositifs of promise: How loyalty programs produce mundane consumer resistance

Laboratoire CERAG, Université de Grenoble – Influence and Resistance to Influence, with Darren Dahl, Emanuela Pandrelli,

12 décembre 2014

Roux D., Actions de groupe : nouveau signe de la résistance des consommateurs

34ème convention AMARC (Association pour le MAnagement de la Réclamation Client)

23 octobre 2014

Roux D., Conférence « Pratiques collaboratives : quel rôle dans la transition écologique ?

Sciences Po – Chaire Développement Durable

9 octobre 2014

Roux D., I’m sorry but I don’t have a loyalty card »: A grammar of justifications for consumer resistance

Center for Research in Management (CRM), Université de Toulouse 1

6 mars 2014 – Colloque PICRI CRIC, Ministère de l’Economie, CASC, 139 rue de Bercy Paris 12ème

Le consumérisme à l’heure des nouvelles formes de consommation :  risques, enjeux et perspectives ?

21 janvier 2014 – Consommations émergentes : la fin d’une société de consommation ?

Lien ici –»  Colloque ObSoCo

25 octobre 2013

Guillard D. et Roux D., De la pauvreté subie à l’excentricité choisie : le glanage comme révélateur des marges de la consommation

Colloque Pauvreté, précarité et consommation – Université Paris Est Créteil

Alors qu’une proportion non négligeable de Français (38 %) dit avoir récupéré des objets jetés ou déposés sur les trottoirs, cet article permet de mieux comprendre en quoi certaines pratiques de glanage choisi (versus de nécessité) d’objets les jours d’encombrants participent à révéler des formes de marginalité assumée plutôt que de pauvreté. Sur la base d’une étude qualitative menée auprès de 21 glaneurs et non-glaneurs, les résultats montrent que la pratique du glanage interroge d’abord le fait d’être pauvre (ou de se sentir pauvre) et nécessite de fournir des justifications pour s’autoriser à prendre des objets normalement collectés par les services municipaux. Ils dévoilent ensuite les critiques du système marchand sur lesquelles s’appuient les glaneurs, relatives i/ à la valeur, ii/ aux objets jetés, iii/ aux circuits d’approvisionnement conventionnels et iv/ à l’idée de pauvreté relue à l’aune d’un regard réflexif sur la consommation.

22 février 2013

Atelier de la DGCCRF « Les modes alternatifs d’information du consommateur »

Sous la présidence de :

Pascale HÉBEL, directrice du département Consommation du CREDOC

Dominique ROUX, professeur de sciences de gestion à l’Université Paris Sud

Accueil

Nathalie HOMOBONO, directrice générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes

Les nouveaux canaux d’information du consommateur : où et comment s’informe-t-il ? Selon quels critères ?

Quelles sont les évolutions de ses comportements de recherche ?

Comment le consommateur peut-il juger la qualité des nouvelles sources d’informations et quels enjeux en découlent ?

Quel rôle y jouent les comparateurs de prix ?

Quelles avancées ont été réalisées en matière de détection des faux avis en ligne ?

Avec la participation de :

Michel ASTRUC (médiateur, GDF SUEZ)

Christophe BENAVENT (professeur de sciences de gestion, Université Paris Ouest)

Sophie BRESNY (adjointe au directeur du Centre de surveillance du commerce électronique, DGCCRF)

Cédric MUSSO (directeur adjoint des Études et de la Communication, UFC-Que Choisir)

Programme et vidéo : http://www.economie.gouv.fr/dgccrf/atelier-dgccrf-modes-alternatifs-dinformation-consommateur

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